3 phrases à se répéter quand on culpabilise
après la perte de son animal
3 phrases à se répéter quand on culpabilise
après la perte de son animal
La culpabilité fait partie des émotions les plus douloureuses du deuil animalier. Quand ton compagnon à quatre pattes s’en va, cette culpabilité peut devenir écrasante : « J’aurais dû faire autrement », « J’aurais dû le sauver », « Je n’ai pas vu les signes ». En tant qu’accompagnante en deuil animalier, je rencontre très souvent cette souffrance. Alors aujourd’hui, j’aimerais t’aider à déposer un peu de ce poids. Voici trois phrases à te répéter quand la culpabilité devient trop lourde à porter après la perte de ton animal.
Cette phrase est essentielle dans ton chemin de deuil animalier. Parce qu’elle est vraie. Tu n’es pas vétérinaire, tu n’avais pas de boule de cristal, et tu ne pouvais pas deviner la gravité de la situation. Quand ton chien a commencé à moins manger, quand ton chat s’est caché sous le lit, tu as réagi avec les connaissances, les moyens et les ressources que tu avais alors.
La culpabilité te pousse souvent à réécrire l’histoire avec le recul, en te disant que tu aurais pu agir autrement. Mais le deuil animalier demande justement d’accepter que tu as fait de ton mieux à cet instant précis de ta vie. Tu as pris soin de ton compagnon avec amour, avec ton cœur, et c’est cela qui compte.
Répète-toi cette phrase chaque fois que la culpabilité revient : tu as fait tout ce que tu pouvais, avec ce que tu savais. Et c’est déjà énorme.
Dans le deuil, on oublie souvent l’essentiel : l’amour que ton animal a reçu de toi. Ton compagnon ne garde pas le souvenir des fois où tu étais fatigué et où la promenade a été plus courte. Il ne retient pas les moments où tu étais stressé et où tu as peut-être parlé un peu trop vite. Ce dont il se souvient, c’est de ton regard, de tes caresses, de la tendresse de ta voix, de tous ces gestes du quotidien qui disaient « je t’aime ».
Cet amour, c’est ce qu’il a emporté avec lui. Il est parti en sachant qu’il était aimé, profondément et inconditionnellement. Et aucune culpabilité ne peut effacer cela. Dans le processus de deuil animalier, cette phrase est une ancre : ton animal a ressenti tout l’amour que tu lui as donné, et c’est ce qui compte plus que tout.
Alors répète-la encore et encore, surtout les jours où la culpabilité prend trop de place. Tu n’as pas été parfait.e, mais tu as aimé. Et ton animal l’a su.
Cette dernière phrase est la plus difficile, mais elle est essentielle pour avancer dans ton deuil. Se pardonner, c’est reconnaître que tu es humain, que tu as des limites, des doutes, des peurs. Tu mérites de te pardonner la décision d’euthanasie qui te hante. Tu mérites de te pardonner de ne pas avoir été présent.e à son dernier souffle. Tu mérites de te pardonner ces « trop tard » ou ces « pas assez » qui te tournent dans la tête.
Le pardon, c’est un acte d’amour envers toi-même, et c’est aussi une manière d’honorer ton animal. Car ce qui honore sa mémoire, ce n’est pas de te flageller éternellement, mais de te souvenir de l’amour que vous avez partagé. Le deuil animalier n’a pas pour but d’oublier, mais d’apprendre à vivre avec la perte, sans te détruire sous le poids de la culpabilité.
Répète-toi : « Je mérite de me pardonner ». Parce que c’est vrai. Parce que c’est le premier pas vers la guérison.
La culpabilité est une émotion naturelle du deuil, mais elle ne doit pas devenir ta prison. Ton compagnon ne voudrait pas te voir souffrir ainsi. Il voudrait que tu te souviennes des beaux moments, que tu continues à aimer, que tu vives pleinement malgré son absence.
Alors, la prochaine fois que la culpabilité revient, répète ces trois phrases, écris-les, garde-les près de toi. Elles sont des points d’appui sur ton chemin de deuil, pour t’aider à respirer un peu mieux, à t’apaiser, à retrouver la paix intérieure.
Et si tu ressens le besoin d’en parler, si tu veux comprendre d’où vient cette culpabilité et comment t’en libérer, n’hésite pas à me contacter. En tant qu’accompagnante en deuil animalier, je suis là pour t’aider à traverser cette étape avec douceur et bienveillance.
Tu n’es pas seul.e.